Blog Arolla

Conclusion frugale

Ôkazou. Ce mot, avec tous ses cousins, est annonciateur de désastres.

On ajoute des fonctionnalités, du code, des processes, ôkazou. Je préfère être capable de m’adapter à un nouveau besoin, plutôt qu’avoir tout prévu.

On crée des lois qui sclérosent des pans complets d’activité, pour se protéger du risque qu’une brebis galeuse entraîne un préjudice limité. Je préfère détecter un problème plutôt qu’en éviter les causes hypothétiques.

On crée des procédures rigides parce qu’on veut être sûr de ce qui en sortira. Ça peut être utile dans les domaines simple et compliqué du cynefin, pas le domaine complexe. Je préfère permettre les bonnes surprises qu’interdire les mauvaises.

On surveille des indicateurs proxy parce que c’est plus facile. Sir Tony Hoare, le créateur du null, qu’il qualifie de billion-dollar mistake, l’a ajouté parce que c’était facile de le faire. Je préfère ajouter des choses parce qu’on en a validé le besoin et la solution, plutôt que parce qu’elles sont faciles à ajouter.

Quel soulagement d’avoir supprimé une procédure, une méthode de 300 lignes, 1/3 du backlog. On sent instantanément la baisse de la charge cognitive, du poids du sang dans le cerveau. A posteriori, on ne sait même plus à quoi cette charge servait. Prenons les devants. Vérifions que ce que nous ajoutons est utile. Supprimons ce qui ne l’est pas. Allégeons.

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