Blog Arolla

Trop c’est trop

On consomme trop. On mange trop, on jette et rejette trop, on chauffe trop, on échange trop d’e-mails, on dépense et gagne trop. On doit apprendre à vivre mieux avec moins.

On a des backlogs sans limite, on cherche les moyens de produire plus plus vite. La production est notre principal indicateur. Comme une entreprise ou un pays mesure la croissance de son chiffre d’affaire pour investir plus pour avoir plus de croissance,
on mesure la production pour produire plus pour avoir plus de fonctionnalités pour gagner plus. Simple, basique.

Deux paramètres manquent à l’équation:

  1. la complexité n’augmente pas de manière linéaire avec la taille. Elle a tendance à augmenter, c’est sûr, de manière chaotique et explosive, parfois indépendamment de la croissance, et quoi qu’il en soit de manière imprévisible. Or la complexité est ce qui nous paralyse. La pire nouvelle, c’est que la complexité n’a pas de maximum. En tout cas, elle n’est maximisée par notre capacité à gérer ses conséquences.
  2. on ne sait pas prévoir comment le système qu’on crée va évoluer. C’est un enfant, qui vit sa croissance de manière chaotique. On est incapable de prédire les conséquences de l’évolution d’un système un tant soit peu complexe.

Je ne vois qu’une façon de garder tout ça sous contrôle: avancer pas à pas, prudemment, en regardant comment le système évolue au fur et à mesure de ses modifications. Autrement dit, avec frugalité.

Parce qu’un sujet aussi vaste que la frugalité méritait une grande quantité d’encre et que je suis payé à l’article, je vais tenter une exploration en 4 étapes:

  1. Parlons backlog
  2. Parlons code
  3. Parlons process
  4. Retournons à des choses sérieuses publication prévue pour le lundi 30 septembre 2019

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