Se reconvertir professionnellement en développeuse Java
À l’attention de toutes celles et ceux qui songent à se réinventer professionnellement, c’est possible dans l’informatique avec la bonne énergie et de la persévérance. Voici comment je suis passée de la microbiologie au développement Java.

Une nouvelle orientation professionnelle
J’ai toujours eu un attrait pour les sciences. Après des études universitaires en microbiologie, je pensais avoir trouvé ma voie. Mais la réalité du secteur s’est révélée plus fermée que prévu : peu de débouchés, des perspectives d’évolution limitées et un épanouissement personnel en demi-teinte.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à envisager une autre direction pour ma carrière – une voie qui allierait logique, créativité et apprentissage continu.
La découverte du monde informatique
Mon premier contact avec l’informatique remonte à l’Université, à travers quelques cours sur les systèmes d’information. Ces notions, bien que basiques, ont éveillé ma curiosité.
Des années plus tard, cette curiosité s’est transformée en véritable intérêt, notamment grâce à mon mari, déjà professionnel dans le domaine. Avec son soutien, j’ai décidé d’explorer plus sérieusement cet univers fascinant. Nous avons alors conclu qu’apprendre le langage Java – omniprésent dans le monde de l’entreprise – serait un bon point de départ.
Pour progresser en autodidacte, le site OpenClassrooms s’est avéré une ressource précieuse. J’ai d’abord suivi le cours « Apprenez à programmer en Java », avant de m’attaquer à des cours sur SQL, Git, HTML & CSS, et même une initiation au framework Spring. Ces cours m’ont permis de poser les premières pierres solides de ma reconversion.
La POEI : une opportunité en or
En cherchant des options de formation, j’ai découvert la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI), un dispositif proposé par Pôle Emploi pour accompagner les diplômés vers une reconversion en informatique, en partenariat avec des entreprises prêtes à recruter à l’issue du parcours.
C’était exactement ce qu’il me fallait : un tremplin concret vers le métier de développeuse Java. (https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F17485).
Petit aparté : on peut aussi entrer dans l’informatique via d’autres voies non traditionnelles comme le Projet de transition professionnelle (PTP), la Validation des acquis de l’expérience (VAE), les POE collectives (POEC) ou encore les bootcamps intensifs. A chacun sa route !
Je me suis alors tournée vers LinkedIn pour trouver une entreprise partenaire. C’est ainsi que j’ai pris contact avec Capgemini, dont je connaissais déjà la réputation. Après deux entretiens, j’ai eu la chance d’être retenue pour une POEI en partenariat avec eux.
J’ai ensuite suivi une formation intensive de trois mois en Java chez GTM Ingénierie à Paris.
Le rythme était soutenu – parfois jusqu’à tard le soir – pour finaliser notre projet de groupe : une mini-application bancaire que nous avons présentée devant un jury d’experts.
Cette expérience m’a permis de développer autant de hard skills (Java, SQL, Git, algorithmie…) que de soft skills : travail d’équipe, gestion de projet agile, et découverte du framework Scrum.
L’entrée dans le monde professionnel
À l’issue de la formation, Capgemini m’a rapidement confié une première mission pour un client du secteur bancaire.
Les débuts ont été un peu intimidants : nouvel environnement, jargon technique, open-space en costume-cravate… et moi, ex-microbiologiste, encore habituée à manipuler pipettes et boîtes de Pétri !
Heureusement, je faisais partie d’une équipe mêlant développeurs juniors et confirmés, où l’entraide et la bienveillance ont facilité grandement l’intégration.
Une carrière pleine de promesses
Aujourd’hui, je peux dire que ma reconversion en développeuse Java a été un tournant particulièrement bénéfique pour ma vie professionnelle.
Ce métier me pousse à apprendre en permanence et à relever de nouveaux défis. Chaque projet est une occasion de grandir et de comprendre un peu mieux les rouages d’un système.
Les opportunités sont nombreuses, les technologies évoluent sans cesse, et ma curiosité scientifique y trouve enfin son terrain de jeu.
Avec le recul, je mesure à quel point mon expérience en biologie continue de nourrir ma pratique de développeuse au quotidien. La démarche scientifique – formuler des hypothèses, tester, analyser les résultats – ressemble énormément à la façon dont on conçoit et valide du code. Et au travail, ma curiosité scientifique d’hier s’est simplement transformée en curiosité technologique.
Cela fait maintenant quatre ans que je m’épanouis chez Arolla.. Ce qui m’a attirée dans cette entreprise, c’est avant tout la culture du partage des connaissances et de l’amélioration continue, portée par les valeurs du software craftsmanship.
Alors, à toutes celles et ceux qui hésitent encore : lancez-vous. La curiosité, la persévérance et le plaisir d’apprendre ouvrent bien plus de portes qu’on ne l’imagine.